Père Xavier Terrien
D’ici quelques jours, les cloches ou les sonneries d’école se tairont, marquant le début d’une longue période attendue pour les uns, redoutée pour les autres. Que faire de ce temps qui nous est imparti ou imposé ?
Le terme vacances vient du latin vacare qui signifie être vide. Le verbe se reposer quant à lui veut dire cesser de se livrer à une activité fatigante, se délasser, se détendre… Que voulons-nous : profiter de ce temps pour nous reposer, ou pensons-nous nous reposer réellement en ne faisant rien ?
Dans l’Histoire Sainte, nous trouvons très tôt la notion de repos puisque Dieu lui-même, au septième jour de la création s’arrêta et repris souffle (Ex 31,17 ; Gn 2,2), faisant de ce jour un jour sacré. Dès lors, les fils d’Israël furent invités à se laisser sanctifier en imitant Dieu non seulement dans l’activité créatrice mais aussi dans le repos. Ce repos est en effet une grâce. Il est une libération pour l’homme et la femme puisqu’il les dégage du labeur et de la tentation de le mettre sur un piédestal. Il est aussi un délice, une fête car l’être pieux s’emploie à entrer dans la joie même de Dieu.
Mais nous le percevons bien, ce repos n’est jamais pleinement satisfaisant. Il est, de fait, un avant-goût (...)