Le dimanche qui suit la fête de sainte Marie Mère de Dieu le 1er janvier, l’Épiphanie célèbre la “manifestation” de Jésus aux peuples du monde entier.

Le mot Épiphanie désigne la manifestation de Dieu aux hommes en la personne de Jésus-Christ, et plus précisément, sa venue dans le monde en un temps historique donné. C’est le sens profond de la fête de l’Épiphanie qui, avec l’évocation des mages venus d’Orient, rappelle également la dimension universelle du message évangélique. Le mystère de Noël et de l’Épiphanie constitue, à l’intérieur de l’année liturgique, comme le commencement de l’œuvre de notre salut, qui a son point culminant à Pâques et à la Pentecôte.

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Nous fêtons à l’Épiphanie trois manières de la manifestation de Dieu au travers du Christ-Jésus, c’est-à-dire de sa Parole incarnée. Tout d’abord par la présence de ce tout-petit à la crèche, puis par le baptême où le Père le désigne : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé », aux Noces de Cana où ses disciples croient en Lui parce que là, c’est le premier signe de sa divinité qu’Il a montré aux hommes.

Ainsi, Dieu se manifeste et Il a pris un visage. Impossible pour nous de le connaître sans passer par Celui qui a pris un visage. « Nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils » (Mt 11,27), nous dit Jésus. Personne ne va vers le Père sans passer par moi. Il ne nous est pas possible de connaître Dieu sans Jésus. Le voilà qui se manifeste dans ce tout petit enfant. Qui peut reconnaître Dieu dans cette fragilité ? Qui peut le reconnaître ? Il faut la foi. Seule la foi peut nous faire reconnaître Jésus dans cet enfant, seule la foi peut nous faire connaître Jésus dans ce morceau de pain que nous allons recevoir. Seule la foi peut nous faire mettre à genoux devant le Saint-Sacrement, car ceux qui n’ont pas la foi n’y voient qu’un morceau de pain banal. Oui, c’est la foi qui a poussé ces mages vers l’étable ; c’est la foi qui a fait dire à Marie : « oui » ; c’est par la foi que Joseph l’a prise avec lui et a accueilli cet enfant qui venait de Dieu. La foi, ce n’est pas comme la lumière qui nous permet de voir avec les yeux, car les yeux ne servent à rien s’il n’y a pas de lumière. Mais, comme le dit le pape François dans son encyclique La lumière de la foi, je le cite : « la foi n’est pas une lumière qui dissiperait nos ténèbres, mais la foi, c’est la lampe qui guide nos pas dans la nuit et cela suffit pour le chemin. » Voilà ! Notre étoile à nous, c’est la foi. Les mages voyaient une étoile inscrite dans le ciel que Dieu a bien voulu leur montrer, mais notre étoile à nous, c’est la foi.

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, dimanche 7 janvier 2018

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