Concert du Chœur de la Trinité
Le chœur de la Trinité est une association aujourd’hui extra-paroissiale qui rassemble des passionnés de la musique sacrée dans notre église.
Dirigés par Till Aly et accompagnés par la pianiste ukrainienne Olga Dubynska, les quelques 70 choristes du Chœur de la Trinité produisent chaque année, avec le concours de musiciens et solistes professionnels, deux programmes de musique sacrée dans un répertoire allant du 16e siècle à nos jours.
Renseignements : https://www.choeurdelatrinite.com/
Vendredi 10 avril 2026 à 21h et samedi 11 avril 2026 à 18h
Le Chœur de la Trinité fête ses 30 ans avec un programme « spécial Trinité » :
Michèle Foison : Requiem
dirigés par Michèle Foison
Wolfgang Amadeus Mozart : Vêpres solennelles du dimanche
Lili Boulanger : Psaume 130, Du fond de l’abîme
dirigés par Till Aly
Véronique Housseau, soprano – Ohla Kreps, contralto
Kiup Lee, ténor – Guilhem Souyri, basse
Le Choeur de la Trinité et l’Orchestre Musici Europae
dirigés par Till Aly et Michèle Foison
Ce concert bénéficie du soutien de la SACEM
Le Chœur de la Trinité célébrera à l’église de la Trinité trente années de musique partagée avec un public connaisseur et fidèle, en rendant hommage à des compositeurs dont l’histoire est liée à celle de l’église de la Trinité et du 9e arrondissement.
Olivier Messiaen fut l’organiste fidèle de l’église de la Trinité pendant 61 ans et Michèle Foison fut son élève dans sa classe de composition au Conservatoire de Paris. Elle dirigera son Requiem ainsi que le « O sacrum convivium » de Messiaen.
Lili Boulanger est née et a vécu dans le quartier. Elle mourut très jeune et ses obsèques eurent lieu à l’église de la Trinité. La place Lili et Nadia Boulanger, au croisement des rues Ballu et de Vintimile marque l’attachement à ce quartier de ces grandes musiciennes.
Un concert sous le signe de la ferveur religieuse
Olivier Messiaen ne fut pas seulement l’organiste titulaire de l’église depuis l’âge de 22 ans : profondément croyant, sa foi inspire son œuvre. Citons simplement ses Vingt regards sur l’enfant Jésus, l’opéra Saint-François d’Assise, le Messe de la Pentecôte ou encore le Quatuor pour la fin des temps. Avec O sacrum convivium c’est l’intériorité de l’âme remplie de la grâce qui se révèle.
Dans son Requiem, Michèle Foison, nous fait partager des souvenirs douloureux, mais aussi un appel à la délivrance et l’espoir d’une autre vie. Nombre de ses compositions sont de source religieuse et mystique :Tu es l’Amour ; Prière des petits enfants ; Ave Maria.
Elle dirigera elle-même son émouvant Requiem ainsi que le « O sacrum convivium » de Messiaen.
Le déchirant Psaume 130 de Lili Boulanger fut achevé au cours des toutes dernières années de sa vie. Il complète une intense production de psaumes et prières commencée en 1914 à la Villa Médicis : La Terre appartient à l’Éternel ; Ils m’ont assez opprimé dans ma jeunesse et la Vieille prière bouddhique. Et c’est sur son lit de mort que Lili dictera à Nadia son ultime Pie Jesu.
Olivier Messiaen admirait Mozart : il lui a consacré une étude de ses 22 concertos pour piano et il le désignait comme « le musicien du musicien ». Mozart a beaucoup composé pour l’Église en particulier à Salzbourg. En 1779 et 1780, avant son départ définitif pour Vienne, il composera de nombreuses et importantes œuvres sacrées : Messe du Couronnement ; Regina Caeli ; Sonate d’Église N° 15 en ut majeur, Vêpres solennelles d’un confesseur et ces Vêpres solennelles du dimanche, au programme du concert.
Enfin, comment oublier l’Ave verum, la Grande Messe en ut mineur et son bouleversant Requiem resté inachevé ?
